Confiance en soi : faut -il attendre d'avoir confiance pour oser ?
« Je manque de confiance en moi. »
Cette phrase revient souvent lorsque l'on n'ose pas prendre la parole, changer de travail, faire une rencontre, prendre une décision ou simplement s'affirmer davantage.
Mais qu'est-ce que la confiance en soi ?
Et surtout, faut-il avoir confiance en soi avant d'oser, ou est-ce en osant que l'on développe progressivement cette confiance ?
La confiance en soi n'est pas l'absence de doute
Avoir confiance en soi ne signifie pas être sûr de soi en permanence.
Une personne qui a confiance en elle peut elle aussi avoir peur, hésiter, se tromper ou se demander si elle va réussir.
La différence peut se trouver dans la manière de réagir face à cette incertitude.
Au lieu de penser :
« Je dois être certain(e) de réussir avant de me lancer. »
elle peut davantage se dire :
« Je ne sais pas exactement comment cela va se passer, mais je peux essayer. »
La confiance en soi n'est donc pas forcément l'absence de peur.
Elle peut aussi être la capacité à avancer malgré une certaine appréhension.
Pourquoi attendons-nous parfois de nous sentir prêts ?
Lorsque nous manquons de confiance, nous pouvons avoir tendance à attendre le « bon moment ».
« Je le ferai quand je serai plus à l'aise. »
« Je parlerai lorsque je serai sûr(e) de moi. »
« Je commencerai quand je serai mieux préparé(e). »
Le problème, c'est que ce moment peut ne jamais arriver.
Plus nous évitons une situation qui nous inquiète, moins nous avons l'occasion de constater que nous sommes capables de la gérer.
L'évitement peut alors renforcer le doute.
À l'inverse, chaque petite expérience réussie peut apporter une nouvelle preuve :
« Finalement, j'en suis capable. »
La confiance se construit avec l'expérience
Imaginez une personne qui n'ose jamais prendre la parole en réunion parce qu'elle a peur de se tromper.
Elle se tait.
Elle ressort de la réunion avec l'impression qu'elle n'est « pas faite pour ça ».
La fois suivante, elle anticipe encore davantage.
Le doute augmente.
À l'inverse, si elle commence progressivement à donner son avis, même en quelques phrases, elle peut découvrir que ses craintes ne se réalisent pas nécessairement.
Elle accumule alors de nouvelles expériences.
Et petit à petit :
J'ose → j'expérimente → je constate que je peux gérer → ma confiance augmente.
C'est ainsi que la confiance peut se construire.
Le piège de la comparaison
Les réseaux sociaux peuvent également fragiliser l'image que nous avons de nous-mêmes.
Nous comparons parfois notre réalité avec une version soigneusement sélectionnée de la vie des autres.
Nous voyons leurs réussites, leurs voyages, leur apparence, leurs projets aboutis…
Mais nous ne voyons pas leurs hésitations, leurs échecs, leurs moments de doute ou leurs difficultés.
La comparaison peut alors donner l'impression que les autres avancent avec assurance pendant que nous sommes les seuls à douter.
Ce n'est évidemment pas la réalité.
Et si vous changiez votre dialogue intérieur ?
La manière dont nous nous parlons peut également influencer notre confiance.
Comparez :
« Je suis nul(le), je n'y arriverai jamais. »
avec :
« Je ne maîtrise pas encore cette situation, mais je peux apprendre. »
Ce deuxième discours ne consiste pas à se répéter des phrases positives auxquelles on ne croit pas.
Il s'agit plutôt de développer un dialogue intérieur plus réaliste et plus bienveillant.
Une erreur ne signifie pas que vous êtes incapable.
Une difficulté ne signifie pas que vous n'êtes pas à la hauteur.
Et ne pas réussir immédiatement ne signifie pas que vous ne réussirez jamais.
Peut-on travailler sur la confiance en soi avec l'hypnose ?
La confiance en soi peut être fragilisée par différentes expériences : critiques répétées, peur du jugement, échecs, expériences difficiles, comparaison avec les autres ou habitudes de dévalorisation.
L'hypnose peut constituer un outil d'accompagnement pour travailler sur certains de ces mécanismes.
Elle peut notamment permettre d'explorer les pensées et les représentations qui entretiennent le manque de confiance, de prendre du recul par rapport à certains automatismes et de renforcer une perception plus constructive de soi.
Mais l'objectif n'est pas de devenir quelqu'un qui n'a plus jamais peur.
Il s'agit plutôt de pouvoir faire davantage de place à ses capacités qu'à ses doutes.
Une petite expérience pour commencer
La prochaine fois que vous pensez :
« Je n'ai pas assez confiance en moi pour faire ça »,
essayez de remplacer la question :
« Est-ce que je suis suffisamment sûr(e) de moi ? »
par :
« Quelle serait la plus petite chose que je pourrais faire malgré mon doute ? »
Pas besoin de tout changer d'un coup.
Un appel téléphonique.
Donner son opinion.
Dire non.
Prendre une décision.
Essayer quelque chose de nouveau.
Chaque expérience peut devenir une nouvelle occasion d'apprendre que vous êtes capable de faire face à davantage de situations que vous ne le pensiez.
La confiance en soi n'est pas toujours le point de départ
On imagine souvent qu'il faut d'abord avoir confiance pour oser.
Mais, dans de nombreuses situations, c'est l'inverse :
on ose un peu, on expérimente, on apprend… et la confiance se construit progressivement.
Si le manque de confiance, la peur du jugement ou la difficulté à s'affirmer prennent trop de place dans votre quotidien, un accompagnement peut vous aider à travailler sur ces mécanismes.
En tant qu'hypnothérapeute au Chesnay, je vous accompagne dans cette démarche, au cabinet ou en visioconférence.



