6 choses qui amplifient votre anxiété sans que vous vous en rendiez compte
Voici ces 6 choses qui peuvent entretenir ou aggraver votre anxiété :
1. Anticiper constamment le pire
« Et si quelque chose se passait mal ? »
« Et si je n'y arrivais pas ? »
« Et si je faisais une crise ? »
L'anxiété nous pousse naturellement à vouloir prévoir les problèmes avant qu'ils n'arrivent. Anticiper peut sembler rassurant : on cherche des solutions, on imagine différents scénarios, on essaie de garder le contrôle.
Mais lorsque cette anticipation devient permanente, elle peut maintenir le cerveau dans un état d'alerte.
Vous pouvez alors passer beaucoup de temps à imaginer des situations qui ne se produiront peut-être jamais.
Le résultat ? Votre corps réagit parfois comme si le danger était déjà présent.
Apprendre à faire la différence entre préparer quelque chose et ruminer quelque chose peut être une première étape importante.
2. Vouloir tout contrôler
Lorsque l'on est anxieux, contrôler donne souvent l'impression de se protéger.
Contrôler son environnement, vérifier plusieurs fois, préparer tous les scénarios possibles, chercher constamment à être rassuré...
Le problème est que plus on cherche à contrôler ce qui pourrait arriver, plus on peut devenir sensible à tout ce qui échappe à notre contrôle.
Et il y a énormément de choses que nous ne pouvons pas contrôler.
L'objectif n'est donc pas de tout maîtriser, mais progressivement d'apprendre à tolérer une part d'incertitude.
3. Éviter ce qui provoque de l'anxiété
Éviter une situation anxiogène apporte souvent un soulagement immédiat.
Vous avez peur de prendre l'avion ? Vous ne voyagez pas.
Vous avez peur de conduire ? Vous évitez de prendre la voiture.
Vous avez peur de parler en public ? Vous trouvez une excuse pour ne pas le faire.
Sur le moment, l'anxiété diminue.
Mais votre cerveau peut apprendre : « J'ai évité cette situation, donc j'étais en sécurité. »
L'évitement peut ainsi contribuer à maintenir la peur dans le temps.
C'est notamment pour cette raison que, dans certaines problématiques anxieuses et phobiques, le travail thérapeutique peut progressivement aider à modifier cette association entre situation et danger.
4. Croire toutes ses pensées
Une pensée anxieuse peut être extrêmement convaincante.
« Je vais perdre le contrôle. »
« Il va forcément arriver quelque chose. »
« Je ne vais pas y arriver. »
« Je vais être ridicule. »
Mais une pensée n'est pas nécessairement un fait.
Lorsque l'anxiété est forte, le cerveau a tendance à rechercher les menaces et à donner davantage de poids aux scénarios négatifs.
Prendre un peu de distance avec ses pensées peut permettre de ne plus réagir automatiquement à chacune d'elles.
Une question simple peut aider :
« Est-ce que je suis face à un danger réel… ou face à la possibilité d'un danger ? »
5. Négliger son sommeil et sa récupération
Lorsque l'on dort mal ou que l'on accumule la fatigue, il devient souvent plus difficile de prendre du recul face aux événements stressants.
Une contrariété peut sembler beaucoup plus importante.
Une inquiétude peut prendre davantage de place.
Et les pensées peuvent devenir plus difficiles à arrêter.
Le sommeil ne règle évidemment pas à lui seul un trouble anxieux, mais prendre soin de sa récupération fait partie des bases importantes pour mieux gérer son niveau de stress.
Votre cerveau a besoin de moments où il n'est plus constamment sollicité.
6. Chercher constamment à être rassuré
« Tu penses que je vais bien ? »
« Tu es sûr que ça va aller ? »
« Tu crois que je n'ai rien de grave ? »
Demander ponctuellement à être rassuré est parfaitement humain.
Mais lorsque la recherche de réassurance devient répétitive, elle peut paradoxalement entretenir l'anxiété.
Vous obtenez une réponse rassurante… puis quelques minutes ou quelques heures plus tard, le doute revient.
Vous cherchez alors une nouvelle confirmation.
Le soulagement est réel, mais temporaire.
Le travail consiste progressivement à développer davantage de confiance en sa capacité à faire face à l'incertitude, plutôt qu'à chercher systématiquement une garantie que tout ira bien.
Et si le problème n'était pas votre anxiété… mais la façon dont vous y répondez ?
L'objectif n'est pas de ne plus jamais ressentir d'anxiété.
L'anxiété est une réaction humaine normale face à une situation perçue comme menaçante. Elle devient problématique lorsqu'elle prend trop de place, se répète ou limite votre quotidien.
Certaines habitudes peuvent alors créer un véritable cercle :
Pensée anxieuse → inquiétude → évitement ou contrôle → soulagement temporaire → retour de l'anxiété.
Sortir de ce cercle demande parfois d'apprendre à réagir différemment à ses pensées, à ses sensations et à ses peurs.
Comment l'hypnose peut-elle vous accompagner ?
L'hypnose peut être utilisée comme un outil d'accompagnement dans certaines problématiques liées au stress et à l'anxiété.
Elle peut notamment aider à travailler sur les automatismes, les pensées anxieuses, les sensations corporelles et certaines réactions émotionnelles.
Elle peut également s'intégrer dans un accompagnement de certaines phobies, comme la peur de conduire, la peur de l'avion ou d'autres peurs spécifiques.
Vous n'avez pas à attendre que l'anxiété devienne envahissante pour commencer à agir.
Vous souhaitez retrouver davantage de calme au quotidien ?
Je vous accompagne dans la gestion du stress, de l'anxiété et des phobies, au Chesnay et en visioconférence.



